Manifeste à chronique (2)
Samedi, 22 Juin 2013 10:43

Voici une très enthousiasmante chronique du « Manifeste à son(s) », dernier album en date de Jean Ferraille, signée Cyrille Lanoë dans Revue & Corrigée :

(...) Après un double maxi déjà chroniqué en février dernier, nommé « Revolutions per minute », je savais à peu près à quoi m'attendre. Me voilà ravi d'être totalement surpris par une approche originale des fondations des musiques industrielles et électroniques, voire break core. Ici c'est épuré. Ce qui m'a touché d'entrée. Un Pan sonic complètement démantibulé, un son proche des productions du label Schematic, via notamment Richard Devine. Une électronique sombrement froide, piquée au vif, virile et vrillée, noise. Et quand la voix de Mistress Bomb H se pose, on touche à du très bon. Digne des grandes heures du Kid 606 et consorts. Là ou c'est gagné chez moi, c'est que Jean FERRAILLE sait nous séduire et nous faire apprécier son univers de thématiques clairement issues des musiques techno tendance break core. Ce qui ne semble pas si évident chez moi, mais c'est réussi de fort belle manière. Surtout lorsque sur la face B, il nous plonge dans une noise proche des tout débuts des Wolf Eyes, et influencée directement par Luc Ferrari et son texte « Dialogue ordinaire avec la machine ». Un superbe croisement des musiques acousmatiques et électroniques actuelles. A la sauce Jean FERRAILLE bien sur. Une production aux petits oignons vient couronner le tout. Non vraiment, c'est une totale réussite ce disque.