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Un top ten pour 2009 ?!

Vous n'êtes pas sérieux ! Comment choisir ? Bon, ok, mais en même temps, il faut bien reconnaître qu'on a toujours aimé ça, faire des playlistes. A condition de ne pas se restreindre ! Ah, le syndrome du dj qui voudrait jouer toute sa discothèque dans un seul set...

Alors la voilà, notre sélection pour 2009, par ordre alphabétique - à défaut de savoir hiérarchiser tout ce qui nous a enthousiasmé durant une année particulièrement riche, à notre goût en tout cas - et en mélangeant les courts et les longs formats.

Peu de références issues des netlabels ? C'est vrai. Mais on s'y mettra, promis. Beaucoup d'évidences et de gros calibres ? Ca dépend d'où on se place. Ant-Zen, Warp et Planet Mu ne sont pas encore d'implacables monstres froid de l'industrie du disque à notre connaissance. Et puis merde, on vieillit, on met peut-être moins d'énergie à fouiller une planète underground qui ne connaît pas la récession, elle. Du moins en termes de création. Pour la production comme pour la distribution, c'est autre chose. Tiens, à ce sujet, on ne vous l'avait encore jamais rappelé ? ACHETEZ DES DISQUES, BORDEL !!!

 

Alors c'est tipar :

16 Bit « In the death car » E.P. (Boka 018)
Un E.P. de dubstep bien décalé qui vaut surtout pour le ronflant moteur du « Chainsaw calligraphy », un incontournable largement popularisé par chez nous grâce aux amis de Phon_Off_On !

Alan Vega with A.R.E. Weapons
« See that light + war » (Blast First Petite 034)
Excellent maxi monoface du maître de l'electrock n' roll en compagnie d'un trio new-yorkais que nous ne connaissions pas jusqu'ici. File under "blues hypnotique" pour un track,"no wave saxophonée" pour l'autre.

Alva Noto « Xerrox vol.2 » (Raster Noton 103)
Second volume des aventures de Carsten Nicolai en apesanteur. Côté collaboration, l'homme sait s'entourer puisque sont notamment crédités Ryuichi Sakamoto (avec qui plusieurs albums d'une infinie préciosité sont déjà parus), Michael Nyman et Stephen O'Malley, tous trois ayant fourni une partie des matériaux sonores pour l'élaboration de ce chef d'oeuvre d'abstraction onirique.

Ancient Methods « Third method » (Ancient Methods 03)
Ce "duo mystère" qu'on retrouve désormais aussi aux côtés de Regis sur Downwards à Birmingham nous ravit avec sa techno nourrie aux machefers les plus décapants, nous rappelant furieusement la grande époque des Traktor, Zeppelin, Cheap, Profan,... mais aussi les premiers Hymen (Celluloid Mata, Oil 10 et consort). De la mécanique bien crasse comme on aime. 

Anthony And The Johnsons « Crying light » (Secretly Canadian 194)
Doit-on seulement présenter ce disque ? Simplement, en nous tenant à l'écart des phénomènes d'heavy rotation sur les antennes publiques françaises, nous avons été touchés par la grâce de ces nouvelles chansons, et à nouveau charmés par cette voix décidement sans pareil.

Antipop Consortium « Fluorescent black » (Big Dada 150)
Le retour du meilleur groupe electro rap des années 2000 ? Là, je sens qu'il va y avoir débat ! En attendant, « Fluorescent black » est à coup sûr une succession de hits fourmillant de trouvailles tour à tour bruitistes, mélodieuses, souvent les deux à la fois. Scandé, chanté, déhanché ou déboîté : le hip hop d'Antipop est au top (ouais, je sais, c'est peu fastoche... mais c'est comme ça).

Asa-Chang & Junray « Kage no nai hito » (Commmons)
Une trouvaille de l'ami Iso Brown lors de ses périgrinations japonaises. Pas tout à fait inconnu puisque déjà présent en 2002 et 2003 sur le label anglais Leaf. Cette fois hébergés par la maison de disque de Ryuichi Sakamoto (Commmons avec 3 "m"), ce trio - puisqu'il s'agit d'un trio - emmené par le dénommé Asa-Chang (les deux autres doivent former Junray à tous les coups), proposent une musique, comment dire... improbable ? Mais passionnante. Alternant les bricolages vocaux, les pop songs déglinguées, souvent réhaussées de roulement de tabla et les ritournelles faussement folkloriques (encore des fans de Comelade ?), « Kage no nai hito » est assurément un de ces disques qui nous aura filé la banane en 2009.

AtomTM « Liedgut » (Raster Noton 99)
Le vétéran Uwe Schmidt est toujours dans la place et livre pour Raster Noton un album electronica où son amour pour la musique progressive des 70's transparaît sans jamais sombrer dans le pénible. L'a t-il déjà fait une seule fois, d'ailleurs ? 

Bad Lieutenant « Never cry another tear » (Bad Lieutenant Music)
La bande à Barney joue de la pop en chaussons ? On vous y verra à son âge... En tout cas, ça s'écoute d'abord distraitement, genre, tiens, ce track est pas si mal, celui-là non plus. Et puis au final, on y revient. L'effet Barney, quoi.

Black Lung « Full spectrum dominance »
(Ant-Zen act 234 + Tympanik Audio 028)
David Thrussel se fait financer par le Pentagone ? Tout arrive ma bonne dame, y'a plus de valeurs... Quoiqu'il en soit, sans doute avec le plus gros budget qu'il lui ait été donné pour la réalisation d'un album, l'australien emmène son projet Black Lung dans les hautes sphères de l'electro industrielle, le plonge dans un bouillon d'étoiles et lui fait même le coup de la marche impériale. Enfin un digne successeur à l'hymne noir de John Williams ?

Blakroc « Blakroc » (Blakroc 01)
On ne connaissait pas le duo Black keys. Mais le coup d'inviter des pointures du rap et du r n'b US, bien vu. A la fois punchy et suave, le disque aligne les standards cross-over avec une facilité déconcertante. Groovy !

Tyondai Braxton « Central Market » (WarpLP184)
Battles qui jouerait « Pierre et le loup » ? C'est un peu l'impression enjouée qui nous saisit chaque fois qu'on écoute ce second album orchestral et magistral du fils de son père (on n'est pas un génie pour rien dirait Bourdieu), par ailleurs guitariste/vocaliste/claviériste au sein du combo new-yorkais en question. Alors oui, tout simplement génial.

Vic Chesnutt « At the cut » (Constellation 060)
Avant de s'en aller, Vic Chesnutt nous a laissé ce disque, d'une tristesse forcément indicible.

Celan « Halo » (Exile On Mainstream 041)
John Spencer, âme damnée du combo bluesy noise Unsane s'acoquine avec Ari Benjamin Meyers, clavieriste de Neubauten, et Niko Wenner, grateux d'Oxbow. Le résultat sonne comme du Unsane aux angles arrondis, sans pour autant perdre en puissance et en percussion. Les compos sont d'excellente facture, et à défaut de constituer un disque indispensable, en font finalement une parfaite introduction à l'univers d'Unsane, pour ceux qui ne s'y seraient pas encore risqués. Parce qu'il y en a, faut pas croire...

Cex « Battle royale » (Tigerbeat6 meow 150)
On avait adoré les premiers travaux de Rjyan Kidwell, des perles d'electronica intemporelle jusqu'à ses premiers essais hip hop, peut-être moins convaincants. C'est vers ses premières amours qu'il revient ici avec de longues ballades electro/techno qu'on dirait composées live, prenant le temps d'explorer et triturer les subtils gimmicks et fines mélodies qu'il met en oeuvre, entraînant l'auditeur dans une agréable envie de s'abandonner au rythme, peinard, bien calé au fond de son fauteuil. Le disque du dimanche après-midi ? 

Clark « Growls garden » (Warp WAP272)
Clark nous ravit de disque en disque, oscillant toujours entre punch et mélancolie avec un son immédiatement reconnaissable, sans miraculeusement jamais se répéter. Un petit bijou, précédant de quelques mois la sortie de l'album.

Clark « Totem flare » (Warp LP185)
Double LP de tout beauté, avec des tracks à tiroir, à étage même, dirait l'ami Gregoula, des bonds, rebonds voire triples sauts rythmiques, forcément de l'énergie à dépenser sur la piste, mais aussi des moments pour se planquer dans son spleen. Des prises de risque réussies, aussi, lorsque Clark aborde le chant. Bref, on ne s'ennuie pas un instant, et on en redemande tout le temps.

Cloaks « Versus grain » (3by3002)
Sombre et corrosif, grinçant et brûlant, le dubstep de Cloaks nous plaît diablement.

Converge « Axe to fall » (Epitaph)
Converge ne fait pas de sur-place. Faut le savoir. Et savourer. Très bon album, donc, qui commence avec un tube énoooooorme et se termine en apothéose larmoyante comme on aime, notamment grâce à un « Cruel bloom » magnifiquement chanté par le leader de Neurosis, Steve Von Till. 

Dälek « Gutter tactics » (Ipecac 109 + Ernest Jennings Records 050)
A première écoute, c'est un album de Dälek. A la seconde aussi. Mais écoutez encore. Et encore. C'est pas de la grosse bombasse tout de même ?

Depeche Mode « Sound of the universe » (Mute)
Depeche Mode est un quatuor devenu trio originaire de la petite ville de Basildon à l'est de Londres, qui s'est fait connaître blah, blah, blah... Bon, mais putain, on lit partout que Depeche Mode s'intellectualise, se ramollit, devient vieux. Et bien ici, on aime ce foutu disque et on l'écrit EN GROS.

Do Make Say Think « The other truths » (Constellation 062)
Quatre nouveaux titres toujours dans la veine de ce rock luxuriant et chaleureux qu'on aime tant chez ce big band de Montréal.

Emeralds « What happened » (No Fun Productions 035)
Si les productions new-yorkaises No Fun ne font pas toujours dans la dentelle mais plutôt dans le corset radioactif (John Wiese, Pita, Merzbow, Prurient y sont souvent invités aux après-midi tricots), on tient plutôt avec le trio Emeralds l'occasion d'enfiler son costume d'astronaute et de prendre la poudre d'escampette, direction la voie lactée.Un beau périple à l'ancienne, plein d'envolées grandiloquentes et de piaillements synthétiques retrofuturistes. Fans de FSOL, you're welcome ! Au fait, merci pour cette découverte, mister Altar K !

Esplendor Geométrico « Pulsión » (Geometrik 2115)
Hypnotique, harrassant, passionnant. Bientôt 30 ans et toujours au taquet. Chapeau, les espingouins.

Final « Reading all the right signals wrong » (No Quarter 018)
Trois disques de Final par an, c'est le tarif. Et pourtant on ne s'en lasse pas. Alors on a sélectionné celui-ci. Mais ça aurait pu être un autre.

Ben Frost « By the throat » (Bedroom Community hvalur 006)
Imaginez-vous perdu au fond des bois, lorsque souffle la tempête hivernale. Imaginez leur grondement rauque. Ils sont là, tout près. Prêts à vous sautez à la gorge. Vous sentez leur souffle chaud. Sursautez, tremblez au son des infrabasses. Vous hésitez à vous abandonner lorsque de délicates et langoureuses notes de pianos semblent vouloir vous entraîner à la rêverie. Les nappes sonores qui vous enveloppent ne vous ramèneront jamais d'où vous venez, c'est maintenant clair. Alors lâchez-vous. Montez le son.

Fujako « Landforms » (Wordsound Digital 012)
Nyko "Ripit" Esterle et son comparse portugais HHY inaugurent un nouveau projet absolument passionnant, porté sur les prestigieux fonds baptismaux new-yorkais de Wordsound. En attendant une version 2x10" espérée du côté d'Angström records, on se régale avec ce hip hop déjanté dans la tradition de la famille d'accueil. Sensational est de la partie, of course, mais aussi Seraphim, Native, Scalper ou encore le français Cheravif. La méga classe.

Greymachine « Disconnected » (Hydra Head 666-188)
Sur le papier, c'est énorme. Imaginez Broadrick/Turner/Cochrane/Dalton. Sur disque, c'est encore plus fort. No hope, but no surrender.

Hildur Gudnadottir « Without sinking » (Touch 70)
Touch, spécialiste du vague à l'âme ?

Health « Get color » (Lovepump united 028)
Nous les avons ratés en concert. Paraît que c'était massif. Sur disque, leur mélange de post punk hyper dissonant et de shoegaze fait mouche.

HKY « HKY » (Music Fear Satan 002)
Pour ceux qui n'en auraient pas assez du post metal, voici le meilleur disque du genre en 2010. Avec deux ou trois autres quand même :)

PJ Harvey & John Parrish « A woman a man walked by » (Island)
Très bel album de Polly Jean, revenant à l'énergie rock qui lui sied mieux que les délires au piano parce qu'elle a perdu sa mamy.

Tim Hecker « An imaginary country » (Kranky 130)
D'album en album, le canadien affine son style et avec ce pays imaginaire, achève de nous convaincre qu'il n'est pas qu'un clone de Fennesz. Emotion garantie.

Imminent « Archive two » (Ant-Zen Digital 006)
Olivier Moreau compile ses tracks pour Machinenfest et d'autres. Du lourd !

Imminent « Cask strength » (Ant-Zen act 239)
On l'a tant attendu, on ne s'en remet pas. Putain de claque. Putain de tubes !

Isis « Waving radiant » (Conspiracy core 078 + Ipecac 113)
Ca n'est pas sur ce website que vous lirez des saloperies sur Isis. On défend ce disque, comme le groupe l'a récemment défendu avec puissance et conviction sur scène. Et non, ça n'est pas Simon Gallup à la basse :)

Jesu « Opiate sun » (Caldo Verde 009 + Aural Exploits 3002)
Quatre titre qui confirment le savoir-faire mélodique de Broadrick. Surproductif, sans doute. Talentueux, certainement.

Jóhann Jóhannsson « And in the endless pause there came the sound of bees » (NTOV + Type records)
On aime particulièrement ce compositeur islandais et chaque nouvel album est l'occasion de nous le rappeler. Avec cet hymne à l'été, on sentirait presque arriver le printemps. Derrière chaque flocon de neige il y a un bourgeon prêt à éclore. Voilà, ça nous rend poétique, on vous dit.

Kourgane « Heavy » (A Tant Rêver Du Roi 15)
On triche un peu, vu que la version CD était parue en 2008. C'est juste pour se donner l'occasion de redire combien ce disque nous a touchés, et combien c'était bon de voir ce quatuor palois sur scène il y a une dizaine de mois. Le facochère strangule. Vos culs ? Mes ronces ! 

The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble
« Here be dragons » (Ad Noiseam 120)
Deuxième véritable album pour ce groupe formé autour de Jason "Bong-Ra" Köhnen. Avec une production plus chatoyante, un chant connoté "cabaret" et des arrangements moins electro, ce disque pourrait, je dis bien pourrait, rencontrer un plus large public, sans pour autant cesser de nous charmer. Pour ça, il faudrait que les dates prévues en France aient bien lieu, contrairement à ce qui s'est passé à l'automne 2009...

King Cannibal « Virgo + Murder us »(Ninja Tune ZEN12233)
King Cannibal s'adjoint les services du combo techno Jahcoozi pour un maxi résolument catchy. On est fan !

King Cannibal « Let the night roar » (Ninja Tune ZEN151)
Compilant les tracks de ses E.P. pour Ninja Tune plus quelques inédits, Dylan Richards confirme tout le bien qu'on pensait de son dubstep nappé de techno "à l'allemande", c'est à dire la meilleure.

King Midas Sound « Waiting for you » (Hyper Dub LP003)
Nouveau projet pour Kevin Martin, à mille lieues des God, Ice, 16-17 et même Techno Animal. Associé à Roger Robinson, il nous livre un album classieux, évidemment gorgé de grosses basses mais aussi d'une ferveur soul qui fait du bien en ces temps ombrageux. 

Leyland Kirby « Sadly, the future is no longuer what it was »
(Haftw 001)
James Leyland Kirby a quitté Stockport, dans la banlieue mancunienne, pour s'installer à Berlin. Ce faisant, il a aussi sabordé le projet qui nous a fait le plus rire à la fin du siècle dernier, V/Vm. Depuis, il semble d'une tristesse inconsolable. Il a vieilli, quoi. Nous aussi, on est triste. Et on a vieilli. Son triple album pour son nouveau label History Always Favours The Winners, nous va bien.

Grescha Lichtenberger « ~Treibgut » (Raster Noton 112)
Raster Noton a lancé cette année une série de 9 maxis intitulée « unun ». Celui-ci est le second. Il présente une electro/techno mutante à couper le souffle, et à perdre n'importe quel dj en court de route. Impressionnant.

Robert Logan « Inscape » (Slowfoot 010)
Second album pour ce jeune prodige de l'IDM vers qui toutes les oreilles semblent, à juste titre, se tourner ces temps-ci.

Maninkari « Un souffle de voix » (Neuropa 21)
3ème album en trois ans pour les frangins Frédéric et Olivier Charlot. Le plus abouti à notre goût, le plus ennivrant aussi. On y retrouve leur savoir-faire en matière de déconstruction rythmique et de violonades torsadées (de sacrés zicos, messieurs dames), mais ils s'aventurent aussi dans des contrées ambient dont ils semblent déjà bien connaître les recoins. Une vraie maîtrise de la création atmosphérique, doublé d'un impressionnant jeu d'instruments : c'est le secret de ce duo qu'on aime de plus en plus.

Marching Dynamics « The worker party of Haïti » (Hymen ¥ 773)
On vient de prendre la carrière de Shane "Marching Dynamics" Talada en route et on s'aperçoit qu'on a quelques trains de retard, vu que le bonhomme sévissait déjà dans d'obscures formations electro industrielles il y a plus de quinze ans. Qu'importe, son « The worker party of Haïti » nous a bluffés sur un registre dont on pensait connaître tous les codes, tous les effets. Une totale réussite. 

Mashup Soundsystem « Get A:Head » (Mashup 5)
Ce Mashup Soundsystem américain est en fait en grande partie composé d'écossais fans d'ADC, Somatic Responses, Aphex Twin mais aussi d'Ingler ou La Peste. Et ça s'entend. De l'industrial hardcore comme il s'en fait désormais trop rarement.

Mentol Nomad « Pineal proof » (Wordsound Digital 013)
Plus musical que Sensational (qui fait, ça ne surprendra personne, une petite apparition foutraquissime), plus froid que le dernier Spectre (« Internal dynasty », qui vaut quand même le coup), groovant de traviole sur quatorze titres complètement fumasses, « Pineal proof » est avec le « Fluorescent black » d'Antipop Consortium, notre mandale hip hop de l'année. 

Microfilm « The bay of future passed
(Theatre + Migouri + Rejuvenation + Impure Musik)
Troisième album des poitevins, un peu la synthèse des deux premiers. C'est dire s'il est bon !

Milanese « Lockout » (Planet Mu ziq243)
Après l'énorme « Extend », Steve Milanese poursuit avec ce 2x12" (la version CD propose en plus des inédits et travaux de remixes) sur lequel Olvier Grimball, RQM et surtout le sud africain Ben Sharpa viennent poser leur flow. Résultat : un dubstep scandé façon Virus Syndicate, le son métallique de Milanese en plus. Massive ! 

Hudson Mohawke « Butter » (Warp LP188)
Cameo et Prince se sont donnés rendez-vous sur Warp. Si, si, je vous assure. Le disque le plus fwesh de notre année 2009 !

Mono « Hymn to the immortal wind » (Conspiracy core 077)
Mono, c'était l'une de nos bonnes surprises lors du Roadburn festival de Tilburg en avril 2009. Plus qu'un rip-off de Mogwai, le quatuor impose son style tout en montées épiques avec une maîtrise remarquable et quelques compos à tomber, ce qui ne gâche rien.

Monster X « Satan iz love » (MSADV 0.09)
La techno glitchée de Monster X est imparable, qu'on se le dise !

The Mount Fuji Doomjazz Corporation « Succubus »
(Ad Noiseam 112)
C'est censément le pendant live/impro du Kilimanjaro Darkjazz Ensemble. C'est surtout sa face la plus sombre. Un tantinet trop long, mais vraiment bon !

OOIOO « Armonico hewa » (Thrill Jockey 222)
Les quatre nénettes japonaises de OOIOO reviennent avec leur rock tribal, dissonant et débridé. On adore !

Pan American « White bird release » (Kranky 128)
L'ex-Labradford Marc Nelson poursuit son chemin loin des tumultes de notre monde en décomposition. Et il fait bien.

Part Chimp « Thriller » (Rock Action 45)
Du rock gras double comme ça, on reprend volontiers une tranche. Y'en a un peu plus ? Pas grave, laissez !

Pelican « Ephemeral » (Southern Lord 105)
Le E.P. qui précède l'album. Trois titres d'une belle énergie, dont une reprise de Earth.

Pelican « What we all come to need » (Southern Lord 110)
Nouvel album du quatuor post metal de Chicago. A écouter plusieurs fois avant de conclure que c'est toujours pareil, je vous vois venir.

P.O.S « Never better » (Rhymesayers Entertainment 102)
Du hip hop d'aujourd'hui, qui semble avoir digéré aussi bien Amon Tobin que MF Doom, Can Ox et consort, sans oublier les productions plus soulful d'il y a déjà pas mal de temps (pour ne pas dire plus) comme Arrested Development. On pense aussi au dernier Oddateee, Ben Sharpa ou encore Bleubird. Bref, de la super bonne came.

Mark Pritchard « Question mark + the hologram » (Hohum03)
Un E.P. tout en frissons pour ce maître touche à tout de l'electro de ces vingt dernières années.

Prometheus Burning « Plague Called HuMANity » (Crunch Pod 062)
Après un excellent maxi sur Thac0 en 2008 et une compil de remixes sur Hive en 2007, c'est Crunch Pod qui accueille le dernier album de ce duo de Pittsburgh. Au programme, 13 titres pour établir un parfait brassage de tout ce que l'electro indus compte de sous-genre : EBM à la F242, electrocore méthode somatique, goth à la Ambassador 21, metal façon NIN, etc. Si vous aimez le latex et les strombos, vous ne serez pas déçus !

Silent Killer « Everyone bleeds » (Ohm Resistance 11MOHM)
Ce new-yorkais perpétue la tradition heavy drum n'bass avec brio. A conseiller aux fans de Dj Hidden ou encore Enduser.

Solar Skeletons « NecroEthyl »
(Bruits de Fond 15 + Radon Uropa + Night On Earth + Toolbox + Aïnu + Amertume + BTK + Saucisse Lentilles)
Plébiscité par la critique, désormais disponible en libre téléchargement. Comment ça, vous n'avez pas encore écouté « NecroEthyl » ?!

Somatic Responses « Reformation » (Ad Noiseam 110)
Les frangins Healy se mettent au dubstep. Et publient tout simplement le meilleur disque du genre.

Somatic Responses « Mercury » (Acroplane 053)
Les frangins Healy ont aimé se mettre au dubstep. Et publient tout simplement le second meilleur disque du genre.

Sub Altern « M'halwas » (Nohmad 003)
Le netlabel Nohmad, qu'on a tort de ne pas suivre plus attentivement, nous gratifie de ce bel album de dub/hip hop aux accents orientaux, qui ne manquera pas de séduire les orphelins de Muslimgauze, et les autres aussi.

Sunn o))) « Monolith & dimensions » (Southern Lord SUNN 100)
Le plus abordable des disques de Sunn o))). Commencez par celui-ci avant de vous risquer dans leurs précédents concertos pour infrabasses.

This Immortal Coil « The dark age of love » (Ici D'Ailleurs)
"The most extra-ordinary, beautiful, and moving, re-interpretations of Coil I have ever heard!" - Peter Christopherson. On ne saurait mieux dire. Et on en frissonne de plaisir.

Three Mile Pilot « Planets » (Temporary Residence Ltd 158)
Magnifique 7" pour fêter le retour de ce duo pop américain dont rappelons-le, l'un des comparses a fondé The Black Heart Procession (l'album « Six » aurait pu figurer dans cette tentative de best of) et l'autre Pinback.

Torben Nøp « 1°C » (La P'tite Maison 30)
Les plaisirs hivernaux, par Iso Brown. Ce premier essai "officiel" en mode environnemental est une vraie réussite. Qui en appelle d'autres, hein Manu ?!

Transitional « Stomach of the sun » (Conspiracy core 080)
Ambient dronesque, post-metal saignant : la méthode de Transitional ne surprend pas, mais elle emporte tout sur son passage quand même !

Uské Orchestra « Palpelpin » (Sonig 72)
Nico Uské est de retour avec son orchestre improbablement désordonné et pourtant si touchant. Rien de franchement nouveau dans son univers, ça fait juste du bien de le retrouver !

Mika Vainio « Vandal » E.P. (Raster Noton 114)
Quatrième volume de la "unun" series de Raster Noton. Quand Mika nous donne une leçon de heavy electro, on se tait et on danse.

V/A Warp20 boxset (Warp)
Warp a fêté ses vingt ans, nous ne vous apprendrons rien. Rien non plus si nous ajoutons que c'est définitivement le meilleur label qui nous ait été donné de connaître.

Venetian Snares « Filth » (Planet Mu ziq222)
Snares n'abandonne pas complètement les patterns d'amen break démantibulés, mais il s'est trouvé une nouvelle passion pour l'acid music. Dansant dans les pas de son illustre Aphex Twin d'ainé, il livre le pendant épileptique à la série des Analords d'il y a quelques années. Pas indispensables donc, mais bien catchy quand même, et pas dégueulasses à mixer.

Zu « Carboniferous » (Ipecac 110)
Le trio italien publie là son meilleur album. A voir absolument en live. Calotte garantie !

 

- Et c'est tout ?
- Ben oui...
- Même pas un disque de black metal ?!
- Ben non.

 







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